5 leçons que m’ont apprises les voyages

Parce que voyager c’est plus que partir ailleurs et voir de beaux paysages, c’est avant tout un retour à soi à travers l’autre. Une rencontre, un regard, un échange, si je reste ouverte au changement, tout est possible. C’est cet inconnu et les possibilités qui y sont attachées qui me font tant aimer les voyages. Si vous hésitez à partir, lisez cet article et vous sauterez le pas !

Il y a quelques années de ça, j’ai lu un livre qui m’a beaucoup marqué : « le monde en stop » de Ludovic Hubler. Ce livre est autobiographique et l’auteur raconte son voyage en stop autour du monde pendant 5 ans, de 2003 à 2008. J’avais beaucoup aimé ce livre à l’époque car son voyage est génial. Il a fait plein de choses, rencontré plein de monde, vu des paysages extraordinaires, enfin son expérience est juste incroyable. Si vous êtes intéressés par les « parcours de voyages », je vous recommande chaudement ce livre.

Je l’ai feuilleté récemment et ça m’a donné envie de partager un peu de mes voyages avec vous ou plutôt de partager ce que les voyages m’ont appris au fur et à mesure des années. Car oui, les voyages, c’est une formidable manière d’apprendre ! Evidemment, les voyages m’ont appris énormément de choses mais aujourd’hui, je souhaite partager avec vous 5 leçons spécifiquement.

1/ Faire confiance à la vie

J’ai tellement entendu de gens qui sont effrayés à l’idée de voyager de peur que quelque chose leur arrivent, qu’ils se fassent attaquer, qu’ils fassent de mauvaises rencontres. J’ai toujours tendance à répondre que tout ça peut aussi leur arriver là où ils habitent et que c’est dommage de ne pas oser franchir le pas du voyage à cause de cette peur. De mon expérience, la grande majorité des personnes sont bienveillantes et souhaitent partager avec moi leur culture. Alors j’accepte d’apprendre d’eux et j’accepte ce que la vie m’apporte. Je ne dis pas bien sûr qu’il faut être insouciant et se jeter dans la gueule du loup mais en suivant mon instinct, j’ai fait de belles rencontres de voyage.

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2/ Être capable de gérer tous types de situations

Quand je me suis retrouvée dans des petites villes de la Birmanie avec une amie et que ni l’une ni l’autre ne parlions Birman et que les Birmans ne parlaient pas Anglais, il a bien fallu se débrouiller. C’est dans ces moments-là que j’ai vu de quoi j’étais capable. Avec des gestes et l’apprentissage de quelques mots locaux, j’arrive à me faire comprendre et obtenir ce que je cherche. Je pense que l’on sous-estime beaucoup le pouvoir de s’intéresser un minimum à l’autre. Je m’explique. Apprendre à dire bonjour, merci et au revoir dans la langue des pays que j’ai visité m’a permis de connecter plus facilement avec les locaux, de par le fait qu’ils apprécient l’effort fait pour s’intéresser à eux et à leur culture.

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3/ Réaliser l’impact de ma consommation sur la planète

J’ai visité plusieurs pays dont notamment l’Indonésie et plus spécifiquement Bali. Je crois que c’est ce pays qui m’a le plus marqué en termes de gestion des déchets. Bali, c’est un peu l’île paradisiaque où l’on fait du yoga et du surf. Mais Bali a aussi un autre versant, c’est une décharge à ciel ouvert. Il n’y a pas vraiment de dispositif de gestion des déchets et on retrouve donc des tas énormes de déchets. On les voie couler le long des rivières et dans la mer. Le fait que ce soit une île très touristique n’aide pas du tout à la diminution de ces déchets. Je suis également allé sur une petite île à côté de Bali appelé Nusa Lembongan et sur cette île pour se débarrasser des déchets, ils les brûlent. Ce qui fonctionnait bien à l’époque où ce n’était que des produits naturels mais à partir du moment où ils ont commencé à faire ça avec du plastique, d’autres problèmes sont apparus, notamment au niveau de la santé. Beaucoup de ces personnes ont aujourd’hui des problèmes respiratoires à cause de cette pratique. Voir tout ça m’a permis de comprendre qu’en tant que touriste,  je me devais d’avoir la meilleure consommation possible afin de limiter mon impact sur le pays qui m’accueillait et par extension, je fais la même chose chez moi.

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4/ Déconstruire mes représentations

Quand je voyage, je vois des pratiques qui me sont inconnues et la première chose « normale » à faire c’est de juger cette pratique : est-ce que c’est bien, pas bien, bizarre, normale… ? La première fois que je suis allée aux Etats-Unis, j’ai découvert le fait de remmener ses restes du restaurant à la maison. C’était en 2005 et en France à l’époque c’était très malpoli de le faire. On était encore bien loin de la loi d’aujourd’hui qui oblige les restaurants à le proposer si la personne le demande. Il m’a fallu plusieurs mois avant d’accepter de pouvoir le faire car pour moi au début c’était inimaginable. C’est un exemple qui peut prêter à sourire car c’est quelque chose de très banal et qui au final à peu d’importance, mais je pense que c’est assez représentatif. Il m’a fallu déconstruire ce qu’on m’avait appris (la société française, mon éducation…) afin de voir les choses différemment. C’est peut-être malpoli mais ça permet de ne pas gaspiller, donc au final j’ai accepté de ramener les restes à la maison. Ceci fonctionne pour tout. Avant de juger les pratiques des autres, j’essaye toujours de déconstruire mes propres représentations et essaye de comprendre les représentations des personnes avec qui je suis. Je ne dis pas que c’est quelque chose de facile bien au contraire. Je pense aussi que je suis toujours en apprentissage là-dessus et que je n’aurais jamais vraiment fini d’apprendre.

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5/ Apprécier mon propre pays

L’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs. Même si l’inconnu me fait souvent rêver car il représente l’exotisme, savoir reconnaître les points positifs de mon propre pays m’est venu une fois que j’en suis sortie. Voir comment c’est ailleurs permet de voir que chez nous, ce n’est pas si mal aussi. Par exemple, tout ce qui représente la sécurité sociale en France est assez incroyable et beaucoup de pays n’ont pas cette chance d’avoir accès à tout ça. C’est pour cela qu’aujourd’hui je souhaite me battre pour la défendre car c’est une chance et la démanteler pour faire comme ailleurs n’est pas quelque chose de positif.

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Voici donc quelques unes des leçons que les voyages m’ont apportées. Si je devais résumer toutes ces leçons en une, ce serait peut-être : rester ouverte aux opportunités de la vie, aux autres, aux différences et à l’idée que tout ce que je fais dans la vie me permet de grandir.

Et vous, avez-vous voyagé ? Qu’en avez-vous appris ?

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