Comment dépasser les blocages créatifs ?

Je viens de finir un livre sur la créativité que j’ai trouvé très intéressant, donc je souhaite partager avec vous les grandes idées qui m’ont marqué. Ce livre se nomme « the war of art » de Steven Pressfield. C’est un auteur américain et je ne suis pas du tout sûre que ce livre ait été traduit en français. Donc quand je citerai des passages du livre dans cet article, ce sera ma traduction personnelle.

Ce livre est à destination de tous les gens qui veulent créer : des artistes, des entrepreneurs, ou simplement des personnes qui souhaitent mettre en place tout type de projet. Le livre est découpé en 3 parties que je vais reprendre ici.

1. La résistance

Qu’est-ce que c’est ? L’auteur nomme la résistance tout ce qui empêche de créer. Je ne vais pas reprendre ici tout ce qu’il dit car il y a énormément de choses et cela n’aurait aucun intérêt. Je préfère partager ce qui me parle. Il y a donc : la peur, la procrastination, le « drama », la victimisation, la critique, les doutes, l’isolation… Personnellement, la procrastination est sûrement une des choses qui me retient de créer plus. C’est incroyable. Je vais me motiver pour créer et puis : « ah ba non, je vais faire une lessive », « ah ba non, je me mets sur instagram et traine dessus pendant 1 heure », « ah ba non, c’est l’heure de manger donc je vais cuisiner »… C’est infernal. Mais en fait la procrastination est dans tous les domaines de ma vie et je peux me retrouver avec des choses à faire sur ma to-do list pendant 6 mois, c’est ridicule. J’en suis bien consciente, c’est un début maintenant l’idée c’est de la dépasser.

2. Combattre la résistance

La deuxième partie est dédiée à donner des conseils pour que la résistance ne gagne pas, arriver à la surmonter pour créer ce que nous souhaitons créer. J’en retiens 2 que je trouve hyper importants :

  • Il faut créer tous les jours, sans exception. Avoir une discipline de fer, car à partir du moment où on s’autorise un « oh, pas aujourd’hui », le risque est qu’aujourd’hui se transforme aussi en demain et après-demain et sans que l’on s’en rende compte, on est à la ramasse. Donc même les jours où l’on se sent pas motivé, inspiré, peu importe, ce n’est pas grave, on créé quand même. Et si ce que l’on créé est nul, et bien au moins on a fait notre part du boulot.
  • Il faut être patient et persistent car les projets de création peuvent être longs à mettre en place. Dans l’idée, il faut tenir la durée et ne pas lâcher son projet même s’il n’est pas achevé en 2 jours.

Je suis bien d’accord avec vous, c’est plus facile à dire qu’à faire !

3. Créativité et spiritualité

La troisième partie est plutôt dédiée à une vision de la créativité qui est relié à la spiritualité. Cette partie m’a un peu fait penser au livre d’Elizabeth Gilbert « Big Magic » même si les idées ne sont pas tout à fait les mêmes.

  • Il parle de la différence entre l’égo et le soi (« self » en anglais). L’égo est la partie de nous qui veut du concret, qui est matérialiste, dans la peur, qui n’aime pas le changement. Alors que le soi veut évoluer, créer… Donc il y a cette sorte de combat entre les deux. Et selon l’auteur la résistance se trouve dans l’égo. Pour arriver à créer, il faut être dans le soi et non dans l’égo.
  • Ne pas être dans la hiérarchie, qu’est-ce que c’est ? C’est ne pas se comparer aux autres. Ne pas évaluer son travail en fonction des autres. Ne pas créer en fonction de ce que les autres veulent ou ce que l’on pense qui va fonctionner. L’auteur utilise une phrase qui est assez forte mais exprime, je trouve, très bien son idée : « Travailler dans les arts pour toute autre raison que l’amour, c’est de la prostitution ». En fait, quand on a envie de créer, il faut créer ce que l’on veut créer peu importe ce que le reste du monde pense, et ça passe par oser être soi et se montrer vulnérable.

Le titre du livre est assez bizarre en soi car dans l’imaginaire collectif on n’associe pas la guerre et les arts mais à la fin de la lecture, on comprend ce qu’il veut dire : pour créer, il faut se battre tous les jours contre ses résistances, contre son égo. Il faut dépasser ses peurs pour pouvoir s’exprimer.

J’ai également envie de citer la dernière phrase du livre que je trouve vraiment encourageante : « Le travail créatif n’est pas un acte égoïste ou une tentative d’attention de la part de l’acteur. C’est un cadeau pour le monde et tous les êtres qui en font partie. Ne nous prive pas de ta contribution. Donne-nous ce que tu as ».

Je recommande vraiment à tous ceux qui ont des projets de création de s’intéresser à ce livre car il permet de comprendre certains blocages et donne des pistes pour les dépasser. Et vous, est-ce que ce sujet vous parle ?

4 commentaires sur “Comment dépasser les blocages créatifs ?

  1. Ce qui me semble intéressant, dans ce que dit ce livre, c’est, bien souvent, l’écart entre la vraie intention de celui qui crée, quelqu’en soit la forme, et le regard que portent les autres sur ce qui est réalisé. Tendance de ceux qui regardent à avoir un jugement sur l’auteur plutôt que sur ce qui est vraiment réalisé. Jugement sur l’intention, non la réalisation. Je ne sais pas si c’est très clair, mais je ne souhaite pas entrer dans du plus personnel !

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