Oser être vulnérable, c’est cela le courage !

Cette phrase est tirée du livre « le pouvoir de la vulnérabilité » de Brené Brown. Comment décrire ce livre ? Je dirais : s’il y avait un livre que je souhaiterais que tout le monde lise sur Terre, ce serait celui-là. Et, oui, je n’exagère pas ! Ce livre est incroyable et donc évidemment, je ne me voyais pas ne pas en parler sur ce blog.

Brené Brown est chercheuse et pendant des années elle a étudié la vulnérabilité : ce que c’est, ce qu’il faut pour en avoir, ses freins… Elle a d’ailleurs fait un TedX à ce sujet. Son livre est passionnant mais je vous préviens, il est tellement rempli d’informations qu’il faut se laisser du temps pour l’absorber.

Je ne vais bien sûr pas vous en faire un résumé ici mais je voulais aborder quelques points.

1. La confiance

Oser être vulnérable oui, mais pas dans n’importe quelle situation ou avec n’importe qui. La vulnérabilité, ce n’est pas raconter toute sa vie au premier venu. Le pré-requis pour oser être vulnérable est d’être dans une relation de confiance. Plus la confiance est développée, plus je peux oser être vulnérable.

2. La honte

L’autre pré-requis à avoir pour être vulnérable est d’être résilient. Résilient, face à quoi ? Face à la honte. C’est la honte qui nous empêche d’être vulnérable. Avoir honte, c’est se dire « je suis nulle » et cela équivaut à la peur de ne pas être aimé. Quand Brené Brown dit « oser être vulnérable, c’est cela le courage ! » en fait elle dit oser être vulnérable, c’est oser affronter la peur de ne pas être aimé. Et donc selon moi, un des messages les plus importants de ce livre c’est : la honte bloque la vulnérabilité.

3. Les boucliers de la vulnérabilité

Les boucliers sont selon l’autrice tout ce que l’on peut mettre en place pour ne pas être vulnérable et croyez-moi, il y en a !

  • La joie appréhensive : être content de quelque chose et tout de suite imaginer le pire.
  • Le perfectionnisme.
  • L’anesthésie : tous les comportements addictifs qui nous empêchent de ressentir.
  • La pensée binaire gagnant /perdant : comme les personnes qui disent « dans la vie il y a les winners et les losers ».
  • Tout dire : ne pas avoir de filtre avec personne.
  • Eviter une situation (dissimulation, procrastination, reproches, mensonges…)
  • Cynisme, critique, « être cool » et cruauté

Comme vous le voyez, je n’ai pas abordé tout le livre qu’il y a déjà énormément d’informations. Ce que je trouve intéressant à considérer, c’est essayer de comprendre les 2 côtés : la personne qui essaye d’être vulnérable et la personne qui « empêche » l’autre d’être vulnérable.

Premier cas, j’essaye de me montrer plus vulnérable avec les gens autour de moi. Qu’est-ce que cela veut dire ?  Dans quelles situations ? Est-ce que je peux repérer les moments où je n’ose pas être vulnérable ? Qu’est-ce qui bloque ? J’ai envie de dire : défricher sa relation à la vulnérabilité.

Deuxième cas qui découle du premier, en vérité. Repérer les moments où mon comportement peut bloquer certaines personnes à être vulnérable. Je suis persuadée que chacun à sa responsabilité dans sa manière d’être et dans le fait d’oser être vulnérable ou non. Il n’empêche si mon comportement peut faciliter la vulnérabilité de quelqu’un d’autre, alors c’est positif. Donc réfléchir aux moments dans le passé où mon comportement n’a pas facilité la vulnérabilité. Dans quelles situations ? Pourquoi j’ai agis comme ça ?

Mais le message principal du livre pour moi reste : si l’on vivait dans un monde où les gens n’ont plus peur d’être vulnérable, le monde irait beaucoup mieux alors si on commençait à lâcher la honte et on osait être courageux ?

2 commentaires sur “Oser être vulnérable, c’est cela le courage !

  1. Il me semble intéressant de réfléchir en quoi l’école française participe à cette difficulté à accepter la vulnérabilité.
    D’autre part tu parles de la honte, je pense que le jugement prend autant sa part dans la difficulté à accepter la vulnérabilité.

    Aimé par 1 personne

    1. Complètement et pas que l’école, toute la société en générale. Quand Brené Brown parle de la honte, c’est évidemment la peur du jugement de l’autre, car il y a plein de trucs qu’on ne fait pas en public parce que ce serait la honte et pour autant quand on est seul, on s’en fiche.

      Aimé par 1 personne

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